Je déteste les gens qui me font perdre mon temps

Quand quelqu’un entame un monologue, j’ai l’impression que cela ne s’arrêtera jamais, j’ai cette sensation d’être prise en otage.

Pensées pour moi même
2 min ⋅ 09/10/2023

Je ne suis généralement pas quelqu'un d'impatient, mais, je deviens rapidement frustrée lorsque certaines personnes monopolisent mon temps. Je ne parle pas d’un ami qui aurait besoin d’une oreille attentive : l'empathie et l'écoute attentive sont des éléments essentiels à l’amitié.

Non, ce qui m’insupporte, ce sont les monologues non consentis, les personnes qui me déversent leurs problèmes sans que je n’aie rien demandé. Je ne suis pas psychologue.

Je crois que cela me renvoie à tous ces moments de ma vie où j’ai subi. Quand quelqu’un entame un monologue, j’ai l’impression que cela ne s’arrêtera jamais, j’ai cette sensation d’être prise en otage. Intérieurement, je me dis « je n’en peux plus, je vais crever ».

« Ah donc, on n’a pas le droit de vous parler ? »

Un jour, j’étais assise dans un parc en train de regarder une vidéo sur mon smartphone quand un homme m’a abordé. Je n’avais clairement pas envie de parler, je pense que cela se voyait, mais il insistait.

Devant mon refus, il finit par me dire « Ah donc, on n’a pas le droit de vous parler ? » Non, je n’ai pas envie, je suis occupée. À quel moment s’est-il cru plus intéressant que YouTube ? Le consentement, ça ne lui disait rien, visiblement.

 

Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ?

Quand on se sent en insécurité, on a du mal à agir de manière rationnelle, à prendre du recul pour analyser la situation, même si ce danger n’est pas physique (je ne suis pas en train de me faire attaquer par un lion).  

J’ai appris que c’était un phénomène scientifiquement prouvé.

Nous avons 3 cerveaux distincts, qui se sont constitués au fur et à mesure de notre évolution. Ils fonctionnement de manière hiérarchique, chaque niveau évalue la pertinence de transmettre l’information au niveau supérieur.

Le 1er niveau, appelé aussi le « cerveau reptilien », traite l’urgence, notamment en cas de danger. L’information reste alors à ce niveau, qui orchestre la réponse en mode fuite, combat ou prostration. Dans ce cas de ma rencontre au parc, j'e n’avais qu’une seule envie : FUIR

Si les besoins primaires sont satisfaits, alors l’information est transmise au second cerveau (le cerveau limbique) qui la gère sous forme d’émotions. Le limbique évalue la pertinence de la transmettre au cortex qui lui va traiter cette information de façon rationnelle.

Comme il n’y a pas d’intégration des trois cerveaux, une information peut être bloquée au premier ou au deuxième niveau. C’est Paul Mac Lean qui a développé cette analyse du fonctionnement des cerveaux.

 

Je ne suis pas neuroscientifique, mais j’ai l’impression que cela se vérifie empiriquement.

...

Pensées pour moi même

Par Sophia Isa

✍ Autrice 🎶 Chanteuse 🎤 Humoriste 🚀 Curieuse 🧘‍♀️ Méditation ❤️ Love

Les derniers articles publiés