Est-il trop tard ?

Trop jeune, trop vielle, trop tard. Pourquoi est-il si difficile d’être son propre supporter, d’être de son côté, de vouloir son bien tout simplement ?

Pensées pour moi même
4 min ⋅ 24/04/2023

À ce moment de ma vie, j’ai l’impression qu’il est trop tard pour opérer des changements. Comme si tout était figé et qu’il fallait absolument continuer sur la voie que j’avais choisie, même s’il s’avérait que ce n’était pas la bonne.

J’ai souvent une petite voix intérieure qui me souffle insidieusement que c’est trop tard, je suis trop vieille pour faire ceci ou cela.

Est-ce qu’il y a un moment où c’est vraiment trop tard ? Pour démarrer un projet ou changer de vie, d’amis, se réinventer ? Est-ce qu’il y a un moment où cela ne vaut plus le coup ?

L’histoire de la grenouille

Cela me rappelle l’histoire de la grenouille que l’on met dans une bassine d’eau froide. On commence à faire chauffer l’eau doucement, la grenouille s’en accommode. Mais au bout d’un certain temps, l’eau devient trop chaude, donc la grenouille essaie de sauter en dehors de la casserole, mais en vain, il est trop tard, elle est engourdie.

La théorie du « foutu pour foutu »

Cette histoire m’interpelle, car elle sous-entend que si on attend trop, à un certain moment, il serait trop tard. J’appelle cela la théorie du « foutu pour foutu » qui consiste à ne même plus essayer de faire quelque chose ou de rattraper une erreur. Je sais que parfois c’est vrai, une fois les œufs cassés, on ne peut pas faire en sorte que ce ne soit pas le cas. Mais je trouve que cela nous enferme aussi dans la paresse et l’angoisse. L’angoisse de conclure que j’ai raté ma vie alors que j’ai simplement échoué à un examen par exemple.  

Qu’est-ce qui me retient d’avancer ? 

Est-ce la peur ? La flemme ? La théorie du foutu pour foutu, il n’y a plus rien à sauver, restons figés et attendons la mort. Ou est-ce trop difficile ? Est-ce que cela couterait trop d’efforts ou trop d’argent pour aller vers ses rêves ?

Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est difficile de changer, cela requiert de la volonté, de la discipline voire un peu de folie, mais en tous cas, cela nécessite un investissement. Il faut aussi de l’abnégation, il faut être capable de prendre sa paume.

Ce qui me paraît certain, c’est que l’inaction ne va pas nous aider.

Pourquoi est-il si difficile d’être son propre supporter, d’être de son côté, de vouloir son bien tout simplement ?

Se foutre la paix et se laisser faire ce qui nous met en joie. S’encourager à expérimenter la vie plutôt que de rester figé dans ses habitudes et ses peurs.

Je sais que notre cerveau préfère qu’on reste dans notre zone de confort, car cela lui parait moins risqué. Il se fiche bien de notre bonheur, son objectif est qu’on reste en vie.

Mais mon objectif étant d’être heureuse, j’ai décidé d’écouter la joie, d’aller où je me sens vivante plutôt que de rester figée dans le confort qui endort et qui sur le long terme ne permet pas d’aller vers ses rêves.

J’ai décidé au contraire, d’essayer, de tester, de faire ce qui me plait. « Jouer le jeu du sans enjeux ». J’adore cette expression que je trouve très juste. Être sérieux comme des enfants qui jouent.

Alors, allons jouer aujourd’hui.

Pensées pour moi même

Par Sophia Isa

✍ Autrice 🎶 Chanteuse 🎤 Humoriste 🚀 Curieuse 🧘‍♀️ Méditation ❤️ Love

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