Je suis engluée dans ma vie, j’attends avec impatience le week-end ou les vacances pour souffler, j’ai l’impression que mes journées sont inintéressantes au possible.
Je crois que le confinement m’a d’une certaine façon apporté une bulle de respiration. Je suis en télétravail seule chez moi et pour la première fois de ma vie, je prends le temps de petit déjeuner. J’ai remplacé mes 45 minutes de trajet par un bon café, une banane ou des gâteaux. Mais le plus gros changement, c’est que je regarde des vidéos d’humour et de développement personnel avant d’allumer l’ordinateur et me mettre à travailler.
J’adopte tout de suite cette nouvelle routine, que je reproduis avec plaisir tous les matins. Ce sont des changements assez minimes en apparence, mais qui m’éveillent à autre chose. M’accorder quelques minutes par jour pour faire de nouvelles choses, c’est comme si je me donnais l’autorisation de faire ce qui me procure de la joie sans avoir aucune attente. Juste le plaisir d’être là et de profiter du moment présent.
On pourrait tous consacrer 5 ou 10 minutes par jour à une activité qui nous fait du bien : lire quelques pages, dessiner, appeler une amie. Pourtant, souvent, on le fait pas. Pourquoi est-ce si difficile à faire ?
A priori ce sont des choses qui nous font plaisir, qui prennent quelques minutes et ne coutent rien.
Pourquoi ai-je mis autant de temps avant de dédier quelques minutes chaque jour à des activités qui me procuraient du plaisir ? Pourquoi est-il plus facile de regarder des séries ou scroller sur les réseaux sociaux ? Pourquoi est-il plus simple d’être passif que de faire quelque chose qui nous plait ?
Mettre en place des petits changements est une méthode gagnante sur le long terme
"Un petit pas peut changer votre vie" est, je crois, mon livre de développement personnel préféré. Dans cet ouvrage, Robert Maurer explique que de petits changements progressifs peuvent avoir des impacts très importants à moyen terme. [1]
Si on veut se mettre au sport, on va souvent vouloir en faire trop et trop vite : courir dix kilomètres ou aller à la salle 3 fois par semaine. La motivation risque de s’étioler rapidement et on va lâcher notre objectif au bout de quelques semaines. Au contraire, il nous explique qu’il vaut mieux commencer avec un mini objectif, c’est souvent un gage de réussite à long terme.
Cela permet au cerveau de désamorcer sa résistance : c’est comme s’il se disait, "OK, ça, je peux le faire".
Je crois que c’est la force de cette méthode, arriver à décomposer un objectif en premières étapes très faciles, tellement faciles qu'il soit impossible de ne pas le faire. Une fois qu’on a pris confiance, on peut passer à la suivante.
On peut être tentés de penser qu’à ce rythme, il nous faudra 10 ans pour améliorer notre condition physique. Mais c’est faux, parce que l’habitude et le plaisir vont permettre d’ancrer cette habitude et très vite, on va vouloir aller plus loin.
Ce que je retiens, c’est l’aspect progressif qui compte. Éviter que le cerveau ne panique et se dise que cela va être difficile. Au contraire, y aller progressivement ET y prendre du plaisir. Cela n’a pas d’importance de mettre 3 mois pour installer cette habitude. Ce qui compte c’est combien de temps on garde cette habitude et le plaisir qu’on en retire.
On devrait toujours être capable de réfléchir à long terme. C’est là que sont les bénéfices pour notre vie.
[1] Un petit pas peut changer votre vie, la voie du kaizen de Robert Maurer
